Le marché immobilier neuf toulousain dopé par la Loi Pinel

immobilier-neuf-toulouse-pinelIl y a encore un an, nul n’aurait osé parier sur une relance de l’immobilier. Mais depuis que la loi Pinel est là, les affaires reprennent.

Les promoteurs se félicitent de ce regain de confiance dans l’investissement immobilier.

Une hausse tangible des ventes

Echaudés par la morosité ambiante de ces dernières années, les professionnels de l’immobilier à Toulouse ne se sont plus trop risqués à investir. En effet, l’exemple de pays riverains comme l’Espagne n’était pas trop fait pour les rassurer. De plus, les précédents dispositifs prévus relancer le marché de l’immobilier – Scellier puis Duflot – ne semblaient pas avoir suffisamment d’arguments pour les convaincre. Puis, vint le Pinel. C’était le détonateur qu’ils avaient longtemps espéré. Les ventes ont bondi de 57%.

Les chiffres ne mentent jamais

Certes, il est peut-être encore un peu trop tôt pour pavoiser, mais au vu des résultats du premier trimestre 2015, juste après la mise en place officielle du dispositif pinel, les ventes nettes au détail de logements neufs se sont accrues de 57%. Mais ce qui leur a surtout rendu confiance, c’est le fait que les chiffres sur les douze derniers mois semblent bien confirmer cette tendance à la hausse. Cette dernière atteint 28.7% et le nombre total des ventes s’élève à 5.081. Ces résultats leur donnent tout lieu de croire qu’ils peuvent de nouveau faire confiance aux chiffres.

Les investisseurs reviennent

Les investisseurs ne se sont pas vus à pareille fête depuis longtemps. Leurs ventes progressent de 40% voire 48% dans l’aire urbaine. Comme à l’accoutumée, l’investissement locatif dans l’agglomération a la part belle. Elle dépasse les 75%. Cette hausse qui dure depuis quatre trimestres consécutifs ne peut être que le fait du succès de la Loi Pinel Toulouse. C’est d’ailleurs généralement l’avis des promoteurs.
« Les investisseurs, qui rejetaient l’ancien dispositif Duflot reviennent en force. Le Pinel, plus souple et plus attractif fiscalement, correspond mieux aux attentes et au marché », note Patrick Saint-Agne, président de l’Observer et de la Fédération des promoteurs immobiliers de Midi-Pyrénées. En effet, en vertu de la nouvelle loi, l’acquéreur a le droit de choisir entre plusieurs durées de location – six, neuf ou douze ans – et il peut défiscaliser jusqu’à 21%. Le dispositif offre en prime aux ascendants et descendants la possibilité de louer, chose que ne peuvent manquer d’apprécier les investisseurs.

Quid des accédants ?

Le marché toulousain, à ne pas s’y tromper, se porte bien. Rien qu’au premier semestre, il a vu se vendre près de 3000 logements sur les 10 000 lancés sur le marché. Les prix, oscillant entre 3 400 et 3 500 euros le mètre carré, restent stables, ce qui a pour effet de rendre les produits très attractifs.
Si les investisseurs semblent avoir le vent en poupe, ce n’est pas tout à fait le cas des accédants. En effet, les ventes enregistrées pour les occupants ne se chiffrent qu’à 512. Les investisseurs en ont enregistré 3522. Autrement dit, ils ont capté 70% du marché. L’un dans l’autre, la situation n’est pas si mauvaise, car comme le fait remarquer Patrick Saint Agne, il ne faut pas perdre de vue que le marché des investisseurs aujourd’hui sera celui des accédants lorsque viendra le moment de la revente dans 6 ou 9 ans.