Quels métiers après une formation « vente et distribution » ?

Commerce de détail ou grande distribution, vente B to B (négoce à destination des professionnels), commerce en ligne : les diplômés de la filière « vente et distribution » peuvent exercer nombre de métiers et évoluer au fil de leur carrière.

Du CAP au Bachelor en passant le bac professionnel, des BTS et DUT et des licences, les diplômés en « vente et distribution » peuvent prétendre à des métiers variés.

Vendeur, chef de rayon, agent commercial négociant l’achat ou la vente de biens ou services auprès d’entreprises, directeur de magasin… Dans un secteur employant 3 millions de salariés, tous les profils sont les bienvenus.

Les différences relèvent du type de commerce dans lequel on est appelé à évoluer (grand public ou réservé aux professionnels, petite ou grande surface, indépendant ou franchisé…), de la nécessité ou non de posséder, en plus des aptitudes commerciales, d’un certain bagage technique, et du niveau de responsabilité. Dans certains cas, le métier occupé consiste à définir une stratégie marketing, la clientèle visée, ou à diriger une équipe de vendeurs.

Trois familles de métiers

Rappelons en effet que la filière forme des vendeurs mais aussi des spécialistes de la distribution : ce qui implique alors un savoir-faire en termes de logistique et de gestion des stocks, notamment.

Dans tous les cas, une bonne connaissance technique du ou des produits que l’on est amené à vendre (c’est la notion de « technico-commercial »), et une capacité certaine à les mettre en valeur, sont sinon des préalables, à tout le moins des « plus » très appréciés. Sans compter que des compétences comptables, juridiques et financières (pour assortir la transaction d’un crédit, calculer les marges ou respecter les lois sur la consommation) sont des atouts pour des postes à responsabilité.

Nous sommes donc au total en présence de trois grandes familles : les commerciaux (ceux qui vendent), les stratèges (ceux qui définissent la politique commerciale) et enfin les managers (ceux qui dirigent les structures de vente et/ou les équipes commerciales).

Les métiers du e-commerce

L’émergence du commerce en ligne a enrichi la palette de métiers de la filière en faisant appel à de nouvelles compétences liées au monde du web : on ne gère pas une boutique sur Internet comme un magasin traditionnel, et la recherche comme les contacts avec les clients sont différents, de même que les techniques de vente. Les formations se sont adaptées en ce sens.

En règle générale, notons enfin qu’avec l’expérience, les possibilités de progression et d’évolution restent importantes. Un bon vendeur débutant dans une petite unité (un commerce modeste) peut rapidement devenir chef de rayon ou chef de secteur, encadrer une équipe en motivant et donnant de bons conseils à ses collaborateurs et parfois même diriger à terme sa propre unité de vente.

Ce n’est pas le moindre atout qu’offrent les diplômes en « vente et distribution », pour des revenus s’échelonnant du SMIC à 60 000 euros annuels pour un directeur salarié d’un hypermarché. Sans compter que dans certains cas, une partie du salaire est proportionnée au chiffre d’affaires réalisé (comme pour les représentants de commerce ou les professionnels de l’immobilier).