E-parapharmacie : un segment qui reste à conquérir

e-commerce et parapharmacie

Le circuit officinal qui parvient à attirer une majorité de consommateurs grâce notamment à sa caution pharmaceutique, se positionne désormais sur deux axes de développement particulièrement intéressants pour assurer sa pérennité et résister à la concurrence, à savoir le déploiement des MDD et la vente en ligne. Eclairage.

Un nombre croissant de pharmaciens investissent le e-commerce

Si la parapharmacie accuse encore un petit retard en matière de e-commerce, avec seulement 4 % des ventes, soit environ 180 millions d’euros, l’énorme potentiel que le web peut apporter aux pharmaciens incite un nombre grandissant d’entre eux à y investir. Si certains professionnels choisissent de proposer leurs produits sur des marketplaces BtoC, comme 1001Pharmacies ou Doctipharma, d’autres préfèrent créer leur propre site marchand, à l’instar de Well&Well. Face à cet engouement pour le e-commerce, la riposte de la grande distribution ne s’est pas fait attendre. Les GMS (grandes et moyennes surfaces), dont notamment Auchan, Carrefour, E. Leclerc et Monoprix, accaparent à ce jour 15% de part de marché et affichent des ambitions encore plus grandes en capitalisant sur leur réseau de magasins composé de plus de 650 points de vente dans toute la France. E. Leclerc et Carrefour sont déjà passés à l’offensive en 2016 avec le coup d’envoi de nouveaux sites de e-commerce. Ce marché est d’ailleurs convoité par plusieurs autres spécialistes européens de la vente en ligne de produits de parapharmacie et de médicaments. Certains, déjà bien installés dans le pays, comme c’est le cas du néerlandais shop-pharmacie et de plusieurs pur players belges comme Newpharma et Pharmasimple, proposent un large choix de produits à des prix très concurrentiels, tant et si bien qu’ils commencent à se positionner comme des concurrents sérieux aux leaders français du secteur.

La parapharmacie : un marché modeste mais qui progresse

La parapharmacie est certes un marché modeste, estimé à 4,4 milliards d’euros en 2015, mais qui ne cesse de progresser sur tous les fronts, aussi bien en GMS que sur Internet, grâce notamment aux innovations produits et à la concurrence qui offre plus de choix aux consommateurs et qui booste par conséquent la consommation, notamment de produis dédiés au bien-être et à la médecine douce. Malgré une concurrence qui se fait de plus en plus serrée, les pharmacies physiques demeurent le principal circuit de distribution, avec 76 % de parts de marché et une progression de 4 % des ventes sur les produits d’hygiène, de beauté et de dermo-cosmétique. La disparition de l’officine n’est donc pas pour demain, d’autant qu’elle arrive tout de même à tirer son épingle du jeu, sur fond de baisse à long terme des ventes de produits médicamenteux. Néanmoins, la transition digitale s’impose comme une évidence et il va bien falloir un jour ou l’autre passer le cap et s’adapter aux nouveaux modes de consommation.